Genèse du projet

Pourquoi ai-je décidé un beau jour de Février 2018 d'ouvrir un nouveau document Word et me mettre à écrire un embryon d'histoire fantastique ?

Une illumination sans doute, ou bien l'influence de la super lune bleue de sang sur mes pensées...

À vrai dire, il y a un peu de cela, mais pas seulement.

Cela faisait des mois que je passais mes soirées à m'informer sur l'histoire du pays luxembourgeois, et sur ses légendes méconnues. J'estimais qu'il était grand temps de mieux connaître mon pays d'adoption et les terres de mes ancêtres originaires de Diekirch et Chiny.

Et puisque j'ai grandit en Belgique du côté de Waterloo, l'histoire de l'Empire francais m'intéressait aussi fortement.

Le lendemain de la super lune bleue de sang de 2018 donc, je m’étais posé cette question un peu curieuse: comment les Luxembourgeois du XIXè siècle avaient-ils vécu la dernière super lune bleue de sang, en Mars 1866 ?

Il n'en fallait pas plus pour rechercher frénétiquement tous les faits marquants de cette période, du côté belge et luxembourgeois, me demandant avec amusement si l'éclipse spéciale coïncidait avec des changements politiques.

Et là, ce fut la surprise: 1867 était un vrai tournant pour la région. À tel point que le site https://luxembourg.public.lu en a fait une année charnière:

"En 1867, la Prusse et la France de Napoléon III sont prêtes à entrer en guerre pour le Luxembourg, ou plutôt pour ses puissantes fortifications. Une conférence de dernière minute à Londres a permis d’éviter ce qui aurait pu devenir un immense conflit continental. La Crise du Luxembourg de 1867 et le traité de Londres qui s’en est suivi ont fait tomber les célèbres fortifications de la Ville de Luxembourg et conféré au pays son statut de neutralité. "Enfin, la Ville de Luxembourg a été en mesure de se développer et de se réinventer en tant que capitale européenne", explique Ralph Lange, assistant scientifique au M3E/MNHA. Le pays a conservé sa position stratégique au coeur de l’Europe occidentale, bien qu’elle ne soit pas fondée sur la puissance militaire: l’économie et l'engagement pacifique avec les voisins étaient désormais à l’ordre du jour, et les décennies suivantes ont assisté à l’évolution d’un puissant complexe industriel, dont certains éléments subsistent encore aujourd’hui. "Les répercussions de cette crise se font peut-être davantage sentir aujourd’hui qu’en 1867", déclare Ralph Lange. En effet, elles pourraient bien marquer les débuts de l’engagement du Luxembourg envers une coexistence pacifique en Europe."

L'Union Européenne, dont le Luxembourg et la Belgique en furent des pays fondateurs, est un autre sujet qui me fascine. Je fais partie des partisans de cette unité internationale qui, de mon point de vue, favorise la paix.

 

Fort de ces informations, je m’étais instantanément imaginé Mélusine, protectrice du Luxembourg, combattre les forces du mal la nuit de la lune de sang du 31 Mars 1866, afin de préserver l'indépendance des terres luxembourgeoises.

Notez au passage que l'histoire médiévale de Mélusine n'est pas seulement originaire du Poitou; la fée est aussi la fondatrice et ange gardien de Lucilinburhuc, le nom originel du Luxembourg. Il y a d'ailleurs de grandes similitudes entre les armoiries de la maison de Lusignan et celles du Luxembourg. Le duc Jean de Berry, comte de Poitou, qui demanda de coucher par écrit l'histoire de Mélusine au XIVè siècle, était ni plus ni moins que le petit fils de Jean de Luxembourg !

Voici l'écu du Lusignan au XIIIè siècle:

Et voici l'écu du Luxembourg au XIIIè siècle:

Dans le pays luxembourgeois, l'on racontait certainement déjà des histoires de femme-serpent du temps du grand Jean l'aveugle.

En outre, il existe un roman de Mélusine antérieur à celui de Jean d'Arras, écrit en vers.

Mé-lusine : lusine comme Lusignan mais aussi Lucilinburhuc.

Enfin, dernier témoignage de l'importance de Mélusine pour certains seigneurs de la Maison de Luxembourg au XIVè siècle, le cimier était décrit ainsi: "dragon ailé d’argent, langué de gueules, issant d’un cuvier d’argent".

Le dragon jaillissant d'une baignoire n'était autre que Mélusine, surprise dans son bain sous sa forme reptile.

 

En ajoutant à tout cela mon intérêt pour nos racines celtes et les légendes ardennaises, j'avais finalement tous les éléments pour débuter une histoire fantastique.

 

Je m’étais alors posé un défi de taille: écrire un roman, que j'allais rapidement intituler Mélusine de Lucilinburhuc.

Problème: je ne suis pas littéraire mais plutôt ingénieur.

Qu'à cela ne tienne, recevant les encouragements de mes proches, amis et connaissances, l'idée saugrenue fit malgré tout son bonhomme de chemin.

Si bien que je suis aujourd'hui convaincu de pouvoir achever la rédaction de ce roman.

2025 sera peut-être l'année de la sortie de mon histoire, qui je l'espère vous plaira.

 

Les dessins qui accompagneront le récit sont de @Olvia_art, vous pouvez en retrouver en primeur sur ce site...

 

A bientôt.

 

Thomas Vandersleyen